1.L'orgueil et la peur de paraître sot peuvent faire croire n'importe quoi aux gens
2.L'histoire satirise la mentalite de troupeau et le deni collectif
3.Seul l'enfant, libere de la pression sociale, ose dire la simple verite
Les Habits Neufs de l'Empereur
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Il etait une fois un empereur qui ne se souciait de rien au monde autant que de ses vetements neufs. Il depensait tout son argent a s'habiller avec elegance et possedait un manteau different pour chaque heure du jour. Il ne se preoccupait ni de ses soldats, ni de son theatre, ni de ses promenades en carrosse. Sa seule passion etait d'etalage sa garde-robe magnifique.
Un jour, deux escrocs arriverent dans la capitale, se faisant passer pour des tisserands. Ils declarerent pouvoir tisser le tissu le plus magnifique qu'on puisse imaginer. Non seulement les couleurs et les motifs etaient extraordinairement beaux, mais le tissu avait une propriete magique: il etait invisible pour quiconque etait irremediablement stupide ou indigne de sa charge. L'empereur trouva cela formidable. Avec un tel vetement, il pourrait decouvrir lesquels de ses ministres etaient incapables.
Les escrocs monterent deux metiers a tisser et frent semblant de travailler, bien qu'il n'y eut rien du tout sur les metiers. Ils demanderent la soie la plus fine et le fil d'or le plus pur, qu'ils empocharent, travaillant tard dans la nuit a la lueur des bougies. L'empereur envoya son vieux ministre fidele verifier le tissu. Le vieil homme regarda le metier vide avec horreur. Grand Dieu, pensa-t-il, suis-je stupide? Suis-je indigne de ma charge? Il ne fallait jamais que personne le sache. Alors il loua le tissu avec extravagance.
L'empereur envoya un autre dignitaire, puis un autre, et chacun revint avec les memes rapports elogieux. Aucun ne pouvait voir la moindre chose, mais chacun etait terrefie a l'idee de passer pour un imbecile. Enfin l'empereur lui-meme alla voir le tissu, accompagne de toute sa cour. Les escrocs leverent le tissu invisible et designerent le motif merveilleux. L'empereur regarda, le coeur battant. Il ne voyait rien. Suis-je un sot? se demanda-t-il. Il ne l'avouerait pas. Il s'exclama que le tissu etait superbe.
Le jour du grand defile, les escrocs aiderent l'empereur a s'habiller dans ses nouveaux vetements, faisant semblant de lui tendre chaque piece. L'empereur se tint devant son miroir et se tourna dans tous les sens. Le defile commença. L'empereur defila dans les rues de la ville, et la foule cria combien il etait magnifique. Personne ne voulait admettre ne rien voir. Mais alors un petit enfant dans la foule parla. Mais il n'a rien du tout sur lui! Les gens se le chuchoterent jusqu'a ce que toute la foule crie: Il n'a rien du tout sur lui! L'empereur frissonna, car il savait qu'ils avaient raison. Mais il leva la tete plus haut que jamais, et les courtisans marcherent derriere lui, portant la traine qui n'existait pas.
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Cultural Note
Andersen a adapte cette histoire d'un conte medieval espagnol de Juan Manuel, 'El Conde Lucanor' (1335).
Frequently Asked Questions
Editorial Review
E-E-A-T
Reviewed by
Dr. Eleanor Vance, Folklore Studies
Last updated
April 6, 2026
Sources & References
1.Brix, J. — Hans Christian Andersen: A New Life (2005)
2.Andersen, H.C. — Andersen's Fairy Tales: A Dual-Language Book (1843)
3.Tatar, M. — The Art of the Literary Fairy Tale (2019)